Un cadavre de classe

19/11/2013 14:37

Un cadavre de classe

Étoiles :

Auteur : Robert Soulières

Illustrateur : Caroline Merola

Année d'édition : 1997

Maison d'édition : Soulières Éditeur

Collection : Graffiti

Nombre de pages : 1000 selon l'auteur, 216 en réalité

 

Critique de l'oeuvre

 

Un cadavre de classe est loin d’être un roman policier comme les autres et, en toute honnêteté, c’est bien tant mieux (même si ce genre littéraire ne me déplait habituellement pas). C’était la première fois que je lisais un livre de Robert Soulières, mais une chose est certaine : ce n’était sûrement pas la dernière! Bien entendu, rien n’est parfait. Si vous avez envie d’une enquête dont l’identité du coupable est impossible à trouver, ce livre n’est peut-être pas celui que vous cherchez. Toutefois, même en réussissant à identifier le meurtrier (ce qui n’est tout de même pas garanti), vous ne manquerez pas d’être surpris par la fin de l’histoire. Par ailleurs, il est impossible de s’ennuyer en lisant ce roman! En effet, Soulières ne manque aucune occasion de faire rire, de divertir et d’étonner ses lecteurs. Pas même besoin d’ouvrir le livre pour le constater! Il suffit de regarder la quatrième de couverture : « Achetez ce roman tout de suite, ne payez rien avant d’être rendu à la caisse et ne le lisez que l’année prochaine! » C’est avec ce ton humoristique que nous est contée l’histoire d’un inspecteur et de son associée qui tentent d’identifier le meurtrier de M. Choquette, un enseignant détesté de tous (élèves autant que collègues). D’ailleurs, le roman contient tant de jeux de mots (ex. dans le nom des personnages : Sline Dion, Mia Moore, le prof de chimie M. Bécher, etc.) et de blagues (ex. on peut lire dans la dédicace : à Bill Gates, Bill Ding, Bill Clinton et à Buffalo Bill) qu’il est impossible de tout repérer en une seule lecture. Dans ce livre, l’auteur interagit régulièrement avec le lecteur (par le biais d’un sondage sur l’identité du meurtrier, par exemple) et lui propose une multitude d’éléments pour l’amuser : dessin, questionnaire, liste à compléter, articles de journaux, critique gastronomique, code, mot caché, etc. L’humour et l’amusement n’enlèvent toutefois rien à la qualité du texte. Au contraire, l’auteur emploie un vocabulaire riche et varié (ex. débandade, emberlificoté, etc.). Bref, des heures de plaisir! Le plus beau dans tout cela est qu’Un cadavre de classe est le premier tome d’une trilogie!

 

Perception de l'oeuvre

 

J’ai décidé de lire Un cadavre de classe à la suite d’une recommandation d’un enseignant du 3e cycle. À première vue, ce livre ne m’attirait pas particulièrement. Je ne connaissais pas le style de l’auteur et je trouvais la couverture terne. Lorsque j’ai commencé à lire les premières pages, j’ai été grandement surprise. Il faut dire que je ne m’attendais pas à ce que ce soit drôle. C’est donc avec beaucoup de plaisir et de curiosité (car on ne sait jamais quelle surprise nous attend lorsque l’on tourne la page) que j’ai dévoré ce roman.

 

Groupe d'élèves cible

 

Un cadavre de classe s’adresse principalement aux élèves du 3e cycle du primaire, car il renferme un vocabulaire qui peut s’avérer trop complexe pour des élèves plus jeunes ainsi que de nombreuses subtilités qui leur échapperont. À première vue, il est tentant de dire que ce livre s’adresse davantage aux garçons qu’aux filles, puisqu’il s’agit d’un roman policier. Toutefois, le ton humoristique de l’auteur saura convaincre de nombreuses lectrices. Ce livre gagne à être lu en cercle de lecture afin de permettre à tous d’en découvrir les nombreuses richesses.

 

Lu et commenté par : Roxanne G. Grenon

 Soulières, R. (1997). Un cadavre de classe (Ill. par C. Merola). Saint-Lambert : Soulières Éditeur.

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