
|
|
Robin dubois bon truandÉtoiles : Auteur : Geneviève Guilbault Illustrateur de la page couverture: Catherine Gauthier Année d'édition : 2013 Maison d'édition : Éditions Pierre Tisseyre Collection : Collection Papillon Nombre de pages : 153 |
Critique de l'oeuvre
Ce premier roman de Geneviève Guilbault présente, à mon avis, un style littéraire intéressant. J’aime beaucoup ce combat mis en lumière dans le livre entre Robin et sa conscience. (Cette dernière est bien distincte du reste du récit et des propos de Robin lui-même. Elle est représentée en caractère italique.) Nous voyons bien que l’enfant n’est pas réellement une personne qui ne pense qu’à faire de mauvais coups. Nous pouvons prendre conscience qu’il existe parfois deux côtés à la médaille. D’ailleurs, Robin découvrira qu’un élève de l’école est responsable de plusieurs vols à l’école et que ses gestes sont motivés par une cause importante. Voilà donc une occasion de réfléchir à la question de la moralité.
J’aurais apprécié, toutefois, que les conséquences des méfaits soient davantage exposées. De cette façon, le lecteur serait assuré de voir le lien immédiat entre un délit et l’impact dans la vie du responsable, mais aussi dans celles des personnes de son entourage. Un tel héros littéraire ne devrait donc pas être vu comme un modèle et le lecteur devrait se garder de désirer lui-même devenir un justicier.
Le roman Robin Dubois bon truand est écrit avec un vocabulaire accessible et chaque chapitre est bien découpé, court, évitant ainsi de rendre la lecture ardue ou décourageante.
Certains détails du récit restent difficiles à comprendre. Par exemple, le père de Robin se retrouve en prison sans que l’on sache vraiment la cause. Il y a quelques inférences sur le fait qu’il était lui-même un malfaiteur, mais l’auteur conserve une partie du mystère sur cette incarcération. Toutefois, il est fort probable que cette partie du récit soit plus détaillée avec le tome 2 que l'auteur prévoit mettre sur le marché de la littérature jeunesse.
J'aime bien cette adaptation de Robin des Bois que Mme Guilbault décrit elle-même comme une version moderne de Robin des Bois.
Perception de l'oeuvre
J’ai senti, tout au long de la lecture de l’œuvre, le combat habitant le jeune héros du livre. Cette bataille qu’il livre quotidiennement avec sa conscience semble peser lourd dans la vie de l’enfant. J’avais l’impression que d’être un malfaiteur représentait son destin incontournable, mais que l’amour et l’importance qu’il accordait aux membres de sa famille l’incitaient à tout faire pour aller à l’encontre de cet avenir. À maintes reprises, l’auteur nous rappelle l'impulsion de Robin d’agir comme un truand partagé avec le désir d'être réellement un bon garçon, tel que sa famille le perçoit. La tendance naturelle de Robin à commettre des délits se heurte à sa conscience constamment. Cette dernière tend à le ramener dans le droit chemin.
Groupe d'élèves cible
Avec un peu plus de cent-cinquante pages, cette oeuvre de la littérature jeunesse cible les grands lecteurs du 2e cycle et les lecteurs moyens du 3e cycle. Ce livre pourrait intéresser les élèves qui semblent également mener un même type de combat et qui présentent des troubles de comportement. Il serait toutefois important de faire ressortir à ces élèves que les mauvaises actions peuvent avoir un impact sur plusieurs personnes et que de tels actes peuvent avoir de graves conséquences.
Lu et commenté par : Sonia Parenteau
Guilbault, G. (2013). Robin Duboid bon truand (Ill. par. C. Gauthier). Ottawa : Éditions Pierre Tisseyre.